Velo-ciraptor: the family bike trip

Famille Velociraptor

Serge Bordeleau et sa famille ont entrepris une merveilleuse aventure familiale à deux roues.

L’année dernière, nous avons fait un voyage de 3000km en famille, à vélo, avec nos 3 garçons qui avaient alors 11, 9 et 5 ans. Nous avons quitté Mézel (au nord de Marseille, très proche de Digne-les-bains), et avons voyagé à Copenhague, au Danemark. Officiellement, les enfants voulaient aller à Legoland en vélo ! Nous avons donc traversé la France, le Luxembourg, un peu de Belgique, tout l’est des Pays-Bas, le nord de l’Allemagne en diagonale et enfin quelques îles danoises. En cinq mois et demi, à travers les intempéries de mars et jusqu’aux vagues de chaleur de juillet, nous avons roulé, roulé, roulé, faisant d’innombrables découvertes et rencontres mémorables en chemin. Nous avons appris à repousser nos limites, tout en accumulant des moments précieux en famille.

Quand nous sommes partis, les températures étaient autour de zéro degré et la pluie était fréquente. En août, nous avons dû gérer notre emploi du temps pour éviter une chaleur excessive. Nous devions emballer à la fois les maillots de bain et les chapeaux d’hiver, tout l’équipement de camping et ce qui était nécessaire pour survivre au froid, la cuisine et le matériel pour les réparations, quelques livres pour le divertissement, et bien sûr des cahiers pour dessiner et faire l’école sur la route. Chacun transportait un peu de matériel, selon sa capacité. Nos sacoches étaient assez grandes pour contenir ce qui était nécessaire pour vivre de manière indépendante, et nous avions laissé suffisamment d’espace libre pour les souvenirs collectés en cours de route : livres, bâtons, épées, rochers, bouchons, escargots, etc.

Nous gardons un souvenir impérissable de ce voyage, qui nous a liés en tant que famille. Nous attendons déjà avec impatience la prochaine fois ! Voici quelques moments forts de notre voyage :

-Les enfants participaient régulièrement à la cuisine. À Châteauneuf-du-Pape, avant que nous ayons compris que les épiceries étaient fermées le dimanche, ils nous ont cuisiné un « château de cacahuètes » : des œufs au plat, nappés de sauce tomate d’urgence, avec quelques échalotes glanées en chemin et des cacahuètes de survie comme garniture.

-Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, notre équipement était sec (ce qui n’a pas toujours été le cas pour nos doigts et orteils !). Il a plu presque tous les jours entre mars et mai. Une pluie froide qui refroidit les os rien que d’y penser.

-Tous les paysages ne sont pas bucoliques ! Nous avons passé notre premier 1000km en plein milieu d’un champ aléatoire, près de l’Alsace.

-Des amis du Canada sont venus partager une partie de la route et nous offrir leur soutien moral, pour parcourir les derniers 500km qui nous ont séparés du Danemark.

-Les enfants transportaient toutes sortes de choses dans leurs sacs de guidon, un Signature BB et un Burrito, nommés "Boule-dogue" et "Boule-bill." Le premier contenait principalement des snacks, des crayons et quelques vêtements, tandis que le second était essentiellement rempli de pierres et de bâtons importants. Un escargot y a été relocalisé sur plus de 100km.

-Les plus beaux points de vue étaient sans aucun doute dans les collines et les montagnes, mais l’effort pour y arriver était considérable. Souvenons-nous que le partage des charges n’était pas équitable dans notre groupe haha ! Quand le dénivelé était trop important, nous devions souvent pousser les vélos. En Alsace, nous avons franchi la ligne d’arrivée d’une épreuve cycliste, sous les applaudissements de la foule ébahie de nous voir si chargés sur une telle montée.

-L’installation du camp nous a donné une grande joie chaque soir. Nous étions à la maison, un peu partout. Comme les campings n’étaient pas ouverts au début de notre voyage, nous avons appris la signification du concept oublié de « bivouac », dont l’interprétation varie, mais qui permet théoriquement aux voyageurs de s’installer temporairement, où ils le souhaitent, à condition qu’ils partent rapidement le lendemain matin. Le sentiment de liberté est immense lorsque nous avons trouvé des endroits isolés où nous nous sommes sentis isolés et en sécurité.

-Les autres nuits ont été passées dans des petits et grands campings, chez des hôtes impromptus rencontrés le même jour, dans des « warmshowers », et dans de rares exceptions bien méritées, à un hôtel.

-Nous sommes arrivés à Legoland, à vélo ! En chemin, les gens ont été impressionnés par notre projet ; le Danemark semblait si loin. Alors que nous étions heureux de parcourir 15 km les premiers jours, nous avons finalement atteint des moyennes de 30 à 40 km, avec un record de 65 km. Pour les cyclistes chevronnés, cela peut sembler minime, mais avec les enfants, c’est un vrai défi ! Nous avons choisi d’aller à leur rythme.

-Nous avons adoré les refuges gratuits au Danemark. Pas besoin de monter et démonter la tente ; nous avons dormi dans des endroits aussi magnifiques que paisibles.

-Certaines régions ont de meilleures infrastructures cyclables que d’autres. Il vaut certainement la peine de planifier avant le départ, sans avoir peur de sortir des sentiers battus, où se trouvent les meilleures aventures et les découvertes imprévues les plus mémorables!

-Un tel voyage ne se fait pas par magie. Vous devez planifier à l’avance, économiser de l’argent et surtout, bloquer un moment sur le calendrier. Tous les délais n’ont pas été respectés avant le départ, mais nous avons dû partir ! À notre retour, la Terre n’avait pas cessé de tourner. Les dossiers au travail sont toujours là, mais les enfants, pour leur part, continuent de grandir !